Le comite a statue sur cette mobilisation et l'a evalue comme etant d'ampleur insuffisante.
Toutefois voici son contenu :
Rappel des faits :
Les conditions de vote du projet de loi sur « L'egalite des chances » :
Le CPE a ete vote la nuit du 5 au 6 mars, la gauche a vote contre, L'UDF s'est abstenue.
Le 10 fevrier, l'assemblee nationale avait use de l'article 49.3 afin de faire taire l'opposition et de passer son projet en force.
La mobilisation de la population :
Des l'annonce de cette mesure, entre 200 000 et 400 000 personnes sont descendues dans les rues.
La suite decrit une mobilisation sans precedent :
> 7 mars : 1 millions de manifestants
> 18 mars : 1.5 millions de manifestants
> 23 mars : (nous vous y avons emmene) : 450 000 manifestants
> 28 mars : 3 millions de manifestants ! La plus forte mobilisation depuis 1995 (plan Alain Jupe).
Blocages :
70 % des facultes de France perturbees :
Paris (Jussieu, Tolbiac, la Sorbonne), Nanterre, Rennes, Nancy, Orleans, Bordeaux, Toulouse, Perpignan, Montpellier, Marseille.
Routes, gares, aeroports.
Mepris du gouvernement :
Depuis fevrier : mepris total !
Rares reactions de la part du premier ministre, pas de negociations possible jusqu'a peu, immobilisme et sourde oreille : le gouvernement tourne le dos à la population !
Texte valide par le conseil constitutionnel.
Promulgation « sans application » par Jacques Chirac qui dit vouloir retoucher le texte sur deux points :
- Ramener la periode d'essai à un an.
- Faire que le motif de licenciement soit « connu ».
Qu'est ce que cela veut dire ?
> Ce n'est pas obliger les entreprises a fournir un motif valable juridiquement parlant, c'est une simple formalite qui vise a menager les jeunes.
> Si l'on ramene la periode d'essai a un an, d'une part c'est encore trop long (plus que la plus grande periode d'essai possible d'un CDI), d'autres part quel est l'interet de ce contrat par rapport a un CDI ?
Dans ce contexte le CPE n'a plus l'interet « qu'il pouvait avoir » quant a la reduction du chomage, si reduction il y avais.
NON, le gouvernement ne veut pas retirer le CPE sous la pression de la rue : question d'orgueil.
Le probleme souleve :
Une democratie en peril :
Fort de ces faits :
> Lois passees en force, mobilisation exceptionnelle, rejet massif du texte dans les sondages (meme par les patrons !).
> Immobilisme et mepris du gouvernement, promulgation sans application, renegociation ridicule.
> Certaines personnes ne s'interessent pas.
Pourquoi ?
Soit :
- Ils ont conscience que s'ils s'indignent et font greve ils risqueraient de se retrouver dans une situation plus precaire encore.
Le droit de greve est en peril du fait de la precarite.
- Soit ils ne sont pas conscients et sont plonges dans un ideal de consommation.
Il est evident qu'il y a une faille dans le systeme democratique et un abandon des valeurs republicaines.
Gouverner : une question d'orgueil ! :
De Villepin du haut de son heritage noble et royal, s'est attache au CPE comme un gosse a son hochet et en fait une affaire de principe et personnelle.
On ne peut meme plus parler d'interets puisque meme le patronat n'est pas enthousiaste.
Fausses solutions pour faux problemes :
Reformes bidon :
En France on a tendance a repondre a chaque probleme par des « reformes » attaquants les droits constitutionnels ou bien de nouvelles lois !
Quel est l'interet de rajouter une couche supplementaire à un mille feuille pret a tout moment a s'ecrouler ?
Il existe actuellement plus d'une trentaine de contrats !
Ces fausses solutions masquent en fait habilement le veritable probleme :
Les entreprises reinvestissent tous leurs benefices aux actionnaires alors que cette production devrait servir a la France pour, par exemple :
>Boucher le trou de la secu
>Investir à la productivite
>CREER DE NOUVEAUX EMPLOIS !